Articles de la salle de presse

Chaque année depuis la période de la COVID, le retour à la normale tant souhaité dans le secteur automobile se trouve ralenti par une foule d’imprévus. Au premier semestre de 2025, les droits de douane ont eu pour effet de décupler la demande. Et si le retour des politiques fédérales d’incitatifs à l’achat d’un VÉ neuf a su stimuler la demande au début de 2026, les récentes tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont fait grimper les prix du pétrole, amplifiant encore le phénomène dans le neuf comme dans l’occasion. Ces facteurs combinés insufflent un nouveau dynamisme au marché automobile.

Le premier trimestre de l’année marque un écart par rapport à la performance du marché. En effet, selon nos données transactionnelles, le marché de l’occasion dépasse les attentes et affiche une croissance modérée sur un an, et ce, malgré la bonne performance du premier trimestre de 2025. Comme prévu, le marché du neuf connaît pour sa part un ralentissement, le volume global de ventes du trimestre ayant reculé par rapport à la même période l’an dernier.

Quant aux prix, la dynamique demeure relativement stable. Les prix dans l’usagé – gonflés d’environ 830$ par les droits de douane de 2025 et la hausse de la demande – ont mis 11 mois à se normaliser. Fin mars, le prix moyen redescendait par rapport à la même période l’an dernier (-0,3%), s’établissant à 36 713$ – le plus bas pour un mois de mars depuis 2022.

De plus, la moyenne des prix dans le neuf descendait de 2,7% sur douze mois pour s’établir à 62 830$. Si cette moyenne est encore en baisse depuis l’an dernier, elle demeure plus élevée qu’avant l’époque covid. Les prix continuent de fluctuer d’un constructeur à l’autre, surtout en raison des disparités entre les stocks et la demande.